Dortoir ou mouroir

Jeudi 2 avril – Réflexion sur le village de Menou. Nous sommes dans une situation d’absence de création intellectuelle. La réflexion politique, sociale, sociologique, économique, religieuse ou spirituelle ne s’exprime pas. Par pauvreté, indigence, timidité ou déni de réalité.

Le vote aux municipales a montré que la population préfère l’absence de pensée, la simplicité d’un discours réactionnaire, conservateur, pseudo-libéral, individualiste et ronronnant plutôt qu’un programme d’ouverture progressiste prônant une dynamique d’adaptation au monde qui change. Dont acte…

Menou a des défis importants à relever. Nous sommes dans un monde où les métropoles se développent au détriment des zones rurales qui, au mieux, deviennent des zones dortoirs. Menou est situé dans une zone dénuée de métropole. Dijon est loin, Bourges est géographiquement et administrativement distant, Auxerre attire peu, Nevers est une ville qui sans être une métropole se développe cependant grâce à des expériences intéressantes. Une personne s’installant à Nevers bénéficie d’une offre pléthorique de villages dortoirs plus proches que Menou. L’avenir de Menou n’est pas d’être un village dortoir.

Menou est-il un lieu pour passer une retraite sereine ? L’offre médicale n’est pas à la hauteur mais le confort de vie au grand air peut compenser le risque sanitaire. Menou pourrait devenir un EHPAD à ciel ouvert (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). La population vieillissant, nous ne saurions écarter cette dimension de nos obligations à l’égard de nos anciens mais cela ne semble pas suffire pour construire une communauté villageoise vivante.

Menou doit s’inventer un avenir.

En attendant, j’épands du fumier sur mes platebandes maraichères.

Retrouvez la série de nos chroniques de confinés.

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