Printemps

Samedi 21 mars – Un post habile d’un ami sur Facebook annonce que ça va durer trois mois. Venant de quelqu’un habituellement bien informé, je m’inquiète… Jusqu’à ce que je découvre qu’il parle du printemps. J’ai bien ri.

En ce premier samedi de confinement à Menou, il faut bien admettre que la météo locale rend l’expérience supportable. Impossible de développer avec emphase lors d’échanges avec des confinés urbains qui vivent dans une toute autre ambiance. La décence impose avant tout de se taire devant le nombre des victimes qui monte en flèche.

La conscience de l’ampleur de la menace nous gagne progressivement et ce phénomène ne s’arrêtera pas. Faire des courses à Donzy dans un climat de méfiance généralisée devient un peu étrange. Les caissières restent, elles, vraiment stoïques. Admiration.

L’ombre du coronavirus va planer sur nous durablement, bien après la fin du confinement. Je ne parle ici que des craintes qu’il engendre… Et pas des difficultés objectives, tout à la fois prévisibles dans leur nature et incertaines dans leur ampleur.

Il faut commencer à se convaincre qu’on n’en aura pas fini, même dans trois mois. A la fin du printemps.

Retrouvez la série de nos chroniques de confinés

Une réponse sur “Printemps”

  1. En effet, le printemps durera trois mois. La blague est excellente.
    Le confinement durera, nous l’espérons tous, moins de trois mois. La crise sanitaire durera bien plus que trois mois. A titre de comparaison, combien de temps a duré la crise sanitaire du SIDA pour autant qu’on puisse dire qu’elle est derrière nous ?
    Nous devrons apprendre à vivre avec ce nouveau virus, avec un vaccin, une thérapeutique ou un nombre de malades raisonnable et sont lot de décès. Bien malin qui saurait dire aujourd’hui.

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