Emmanuel Macron à Mulhouse

Mercredi 25 mars – Chronique radio précédée d’un mot sympa de Stéphanie.

Bricolage et jardin à Menou.

Emmanuel Macron à la télévision le soir depuis Mulhouse. (https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2020/03/25/a-mulhouse-aux-cotes-des-femmes-et-des-hommes-mobilises-en-premiere-ligne-pour-proteger-les-francais-du-covid-19)

Emphase banalités et discours creux et catalogue de remerciements pour célébrer la mise en place de l’hôpital de campagne des Armées bien long à s’installer depuis que la décision a été prise (un feuilleton en plusieurs épisodes).

Reste un hommage aux « invisibles » qui font vivre le pays, bien utile, compte tenu des circonstances et du bilan d’Emmanuel Macron.

La crise sanitaire a en effet mis au jour des dépendances et des vulnérabilités oubliées par aveuglement ou indifférence. Elle a agi comme un puissant révélateur de ce qui est essentiel à nos vies.

Elle a réhabilité les actes et les acteurs de la sollicitude, à l’hôpital, dans les EHPAD, mais aussi dans des services divers (caissières, éboueurs, cantonniers, livreurs et chauffeurs manutentionnaires des entrepôts). Elle a aussi engendré de nouvelles solidarités de voisinage, des marques inhabituelles de proximité.

Comme Atlas, tous ces engagements et tous ces risques souvent pris, ont porté le monde à bout de bras quand la mort rodait, que tout semblait se dissoudre.  L’attention aux fragilités humaines, ce retour de la philosophie du Care, critiquée – à droite et à gauche – pour sa pente bienveillante ou trop bisounours, a démontré sa pertinence en temps de crise.

Là, comme ailleurs, il faudra en tirer des conséquences sociétales, sociales et politiques. Des métiers jugés mineurs, voire méprisés hier, et mal rémunérés se sont montrés aujourd’hui, parfaitement indispensables au maintien du tissu social. Pas seulement dans le champ de la santé, pas seulement les médecins, mais toutes ces personnes comme les aides à domicile, les aides-soignants des hôpitaux ou des EHPAD.

Par ailleurs, les protections sociales en cours d’élaboration couvriront -et c’est très bien- ceux qui disposent déjà d’un statut :  agent publics fonctionnaires, salariés du privé sous contrat.

Les personnes en situation de précarité salariale ou sociale ont, d’ores et déjà, été profondément frappées par le confinement et le seront encore plus demain. Ces catégories – livreurs et beaucoup de services en auto- entrepreneuriat – sont poussées par la fragilité de leur statut à prendre des risques puisqu’elles sont quasi-contraintes à poursuivre leur activité. 

A l’issue de la crise, les hiérarchies sociales et de revenus devront absolument être chamboulées.

Ces personnes précaires se sont montrées indispensables à la régulation sociale. Ce sont ces « invisibles » qui permettent que notre vie quotidienne ne soit pas totalement invivable pendant le confinement.  Les mieux protégés ne devraient pas l’oublier aujourd’hui et continuer à y penser sérieusement demain : la crise sanitaire a, malgré ses apparences égalitaires, encore creusé les inégalités de vie et de destin. 

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