Espoirs

Dimanche 10 mai – En ce dernier jour officiel de confinement, on en revient au questionnement central : de quoi ferons-nous demain ? Tension formidable entre nos rêves déçus (retour sur 2001, 2008, 2015) et nos espoirs.

La réponse impose un peu de profondeur, de mise à distances de nos émotions de l’instant et de mise à l’écart, dans nos raisonnements, des évidences apparentes.

Hier, par exemple, une anecdote m’a fait douter de notre capacité à changer les logiciels dominants.  Christian Estrosi dit le « motodidacte », maire LR de Nice, mais proche d’Emmanuel Macron, a attribué sans sourciller 15 mètres de plages publiques à chaque plagiste de sa ville pour la reprise de ses activités le 11 mai.

Les plagistes se sont évidemment réjouis, avec des mines de Raminagrobis devant un rôti. Céder ce qui appartient à tous aux entrepreneurs privés, voilà qui nous ramène en accéléré à l’ancien monde.

Il y aurait évidemment de quoi s’effondrer devant cet exemple.  Mais résistons au désespoir en contemplant les montagnes de solidarité qui se sont déployées pendant cette crise. Je n’insiste pas, nous en avons tous fait l’expérience.

Notre avenir sera donc un champ de bataille. Un combat pour résister à ceux qui se préparent à faire repartir le cours ancien des affaires, à distiller les mêmes mensonges et les mêmes illusions.

 Tous ceux qui ne veulent plus ni de ce monde du libéralisme triomphant, ni de l’exploitation des hommes, des femmes et de la nature sont majoritaires dans notre pays. Mais divisés.  Unissons-nous et imposons démocratiquement des « jours heureux ».

Dès demain, cette chronique sera consacrée à cette espérance.

Retrouvez la série de nos chroniques de confinés.

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