Coup de tabac dans le confinement

Vendredi 23 avril – Je me suis dit pendant un temps que le confinement était une parfaite occasion d’arrêter de fumer. Que Dieu me préserve de la tentation de ces privations de misère qu’on s’impose pour se croire plus vertueux et dont l’échec nous plonge dans un abyme de mélancolie coupable et enfumée. Grâce à la main divine ou à ma simple faiblesse, je fume encore régulièrement. Et voici que soudainement, la science nous annonce que l’herbe à Nicot nous préserverait de la Covid-19.

La Radiographie du Coronavirus de ce matin est consacrée à cette observation étonnante : parmi les malades de la Covid-19, il n’y a qu’une faible part de fumeurs. Alors, on s’en grille une petite…

Les choses sont, comme souvent, plus complexes qu’il n’y parait. A bien écouter la synthèse qui est faite de cette observation, on comprend qu’aucun lien de cause à effet n’est apparu à ce jour et que les populations de personnes testées, pour des raisons d’âge, de profession, etc., sont moins exposées au tabac que la population dans son ensemble. En d’autres termes, on ne peut pas exclure que les fumeurs sont morts avant d’avoir attrapé la Covid-19 ou ont tout simplement arrêté de fumer.

Retour à la case départ coupable, mélancolique et enfumée.

Le reste de la journée se passe à traiter d’affaires qui trainent, attendant que j’aie un peu de temps. Je suis obligé de constater la part de mauvaise foi et de flemme dans la définition de mes priorités. Attention, le déconfinement arrive, tout doit être net. Fini la vie d’ours des cavernes.

Retrouver la série de nos chroniques de confinés.

Une réponse sur “Coup de tabac dans le confinement”

  1. Les fumeurs
    merci pour votre engagement , vous contribuez à la réduction de la dette
    Je vous conseille de doubler la dose

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